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The labium actions are probably the most typical extended technique of the Paetzold flute, as the "labium" (the main opening from which the air flows out of the instrument) is physically available only on recorders, organ pipes and instruments with similar functionality. The action consists in movements of the right hand that partially covers the labium and creates air perturbations in its proximity. The hand can be used in a cup-like form like a brass instrument mute or using two fingers in a flat position. As the right hand must be free, this technique is reserved for key positions that require the left hand only (about a fifth of extension).
Transitions between the various stages of labium actions are usually quite effective. When the labium is completely closed we obtain a pure breathing noise, as no harmonic vibration of air is possible, whereas on the intermediate levels the sound of the fingered position starts to get lower and more noisy, in a downward glissando that may cover a minor third or more, especially when used in conjunction with dynamic changes. The interaction between labium and air pressure (dynamics) is the basis of the many complex gestures that can be created with Paetzold flutes.
One of the simplest labium gestures on a single note is to start with labium open followed by closing it, as to get a downward detuning, and finally opening it again. This produces timbrical and pitch variations that can vary from a subtle microtonal flex to a more pronounced effect, like the sound warping to noise and back to sound.
The decreasing dynamics can help the labium action during its closing movement to achieve more pronounced downward glissandos and a smoother extinction of sound, while during its re-opening a crescendo can enhance the raising of the pitch. It is also possible to use the dynamics the opposite way, i.e. augmenting the pressure while closing the labium with two fingers. This tends to eliminate the detuning and rather produces a highpass filtering and possibly some high overtones.

Of course, a combination with many articulations is possible. The double staccato is especially effective.

Les actions sur le biseau sont probablement la technique contemporaine la plus typique réalisable sur les flûtes Paetzold. Le biseau (ouverture par laquelle la lus grande partie de l’air s’échappe de l’instrument) ne peut être atteint directement que sur les flûtes à bec, les tuyaux d’orgue et quelques autres instruments au fonctionnement similaire. Les "actions" consistent en mouvements de la main droite qui couvre partiellement le biseau et crée des perturbations du flux d’air dans sa proximité. La main peut être utilisée en forme de coupe, ressemblant alors à une sourdine pour instrument à cuivre ; il est également possible de se servir de deux doigts tendus. Comme la main droite doit être libre pour réaliser des actions sur le biseau, cette technique est réservée aux doigtés ou registres qui nécessitent la main gauche uniquement (étendue d’une quinte environ).
Les transitions entre différents degrés de fermeture du biseau produisent de très beaux effets. Quand le biseau est complètement fermé, on obtient un son respiratoire pur, puisqu’aucune vibration harmonique de l’air n’est possible, tandis que dans les positions intermédiaires, la hauteur du son baisse et il devient de plus en plus "bruyant" dans un glissando qui peut couvrir une tierce mineure ou plus, surtout si l’action sur le biseau est associée à un changement de dynamique. L’interaction entre une action sur le biseau et un changement de la pression (dynamique) est à la base de nombreux gestes qui peuvent être créés sur les flûtes Paetzold. L’un des gestes les plus simples, réalisable sur une note longue, est de commencer à jouer avec le biseau ouvert, de le fermer progressivement, puis de l’ouvrir de nouveau. Ce geste tout simple produit des variations du timbre et de la hauteur du son intéressantes qui peuvent aller de l’inflexion microtonale à un effet prononcé, comme un son qui se déforme, devient un bruit puis retourne à l’état de son.
Une baisse du niveau dynamique pendant la fermeture du biseau renforce l’effet sonore en permettant un glissando plus prononcé vers le bas et une extinction plus douce du son. Un crescendo durant la réouverture exagère la remontée du son. Il est également possible d’utiliser la dynamique de façon opposée, c’est-à-dire d’augmenter la pression pendant que l’on ferme le biseau avec deux doigts. Ceci tend à diminuer la modification de la hauteur du son et produit plutôt un filtrage des fréquences basses, associé éventuellement à l’apparition de quelques harmoniques aiguës.
Une combinaison avec de nombreuses articulations est possible. Le staccato double, par exemple, convient particulièrement bien.

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