Paetzold Recorder Investigation for Music with Electronics




A sound catalogue is essentially a reduced version of a sample library. It is not intended as a direct instrument to produce music via electronic media (even if these sounds can and actually have been used by PRIME composers to produce electronic elements for the commissioned pieces), but as an example reference for players and composers interested in producing and possibly extending the range of sound effects for composition and live performances. A sound catalogue is not a resource that can substitute the real instrument and the real player. Instead it can be thought of as a common starting point for composers and interpreters to be aware of what contemporary Paetzold literature already consists of and to suggest new sounds and experimentations. The Paetzold Sound Catalogue is not complete in the sense that it doesn't present any examples of possible sounds, but rather of the most common parameters that constitute the contemporary "extended techniques". This leaves room for cooperation between composers and players who can use the catalogue as a sort of "construction kit" to generate new sound gestures and thus new music.
The sound catalogue consists of numerous audio excerpts of single sounds, complete gestures, and their possible notation. It has been used by several composers who wrote pieces for Antonio Politano.
Présentation du catalogue
Un catalogue de sons est la version réduite d’une collection complète d’échantillons sonores pour un instrument donné. Il n’est pas destiné à être utilisé directement pour la production de musique à l’aide de moyens électroniques ; l’idée est plutôt qu’il puisse servir de référence aux compositeurs ou interprètes qui souhaiteraient connaître la palette des effets sonores possibles, voire de l’élargir dans leurs compositions ou dans leurs interprétations. Un catalogue de sons ne remplace en aucun cas l’instrument ou le musicien réel.
Le catalogue de sons pour la flûte Paetzold ou catalogue PRIME présente les sons et effets sonores qui existent dans la littérature contemporaine pour flûte(s) à bec Paetzold et suggère de nouveaux sons, de nouvelles combinaisons de techniques, de nouvelles directions à explorer. Le catalogue Paetzold n’est pas un catalogue « complet », puisqu’il ne présente pas des exemples de tous les sons possibles. Par contre, il expose de façon structurée tous les paramètres qui sont à la base des techniques de jeu « élargies » contemporaines, laissant ainsi beaucoup de liberté pour l’expérimentation et pour la coopération entre compositeurs et interprètes : le catalogue est un jeu de construction qui permet des combinaisons nouvelles entre les éléments présentés et par là de nouveaux effets sonores, de nouveaux gestes et une nouvelle musique.
Le catalogue PRIME consiste en de nombreux extraits sonores - sons isolés ou passages complets - ainsi que leur notation. Au cours de son élaboration, il a été utilisé par quelques compositeurs dont le feedback et les commentaires ont permis des améliorations continuelles.
All sounds have been recorded in an anechoic room (Relec SA studios, Yverdon-les-Bains, CH) with two Schoeps Mk4 cardioid microphones which were placed close to the labium and to the low hole of the instrument, respectively. The signal has been digitally converted via a MOTU 896 HD in two separate 24 bit 44.100 kHz tracks and then mixed with a 30% separation into stereo files. So the sounds are available as stereo files in PCM wav format at 24 bit 44.100 kHz and as 320 kb/s Mp3 normalized at -1 dB.
General information about the Paetzold flute and its playing technique
The Paetzold flute is an instrument belonging to the recorder family, even if its structure is more similar to a square organ pipe, and shares with all other recorders the same behaviour regarding air pressure. The pressure of air in the tube produces both dynamics and pitch variations, so it is important to keep in mind that any dynamic variation will also affect the pitch, and with it the tuning of the output sound. The control of this correlation between air pressure and dynamic/pitch is also the first important technique to be taught to students when learning about the use of recorders in general and especially of the Paetzold flute. There is normally only one pressure (and so dynamic) level, which allows for a stable and well-tuned pitch. Any variation will inevitably produce a change of pitch that can to some extent be corrected by the employ of different keys.
Raising the dynamic level will produce an upward detuning, and once a certain threshold is passed, especially when playing with a sharp attack, this results in the production of a harmonic tone instead of the fundamental tone. This is called "overblowing". The harmonics produced are relative to the fundamental finger position and can be precisely isolated by the control of pressure, so that they are related to the dynamics. The number of possible harmonics that can be produced by "overblowing" vary according to the register. The "overblow" on the lowest notes can easily isolate the octave (VIII) harmonic, the fifth above the octave (XII) and the double octave (XV). Above this dynamic level it is possible to obtain higher harmonic tones which are not definite in pitch (harmonic clusters). The maximum pressure produces a very piercing sound that does not vary with different finger positions but is related to the size of the instrument’s tube.
At the opposite side of "overblowing" the pressure is too low to produce regular notes. Instead very soft and steady tones usually higher than the fundamental key position are created, the so called "subtones". If the pressure (and dynamics) are further lowered, the so called "whistle tones" are generated, a very high rustling whose pitch is continuously changing mixed with the breath sound. The employ of different positions reduces or enlarges the length of the pipe as a way to modulate this very soft "parasite" sound. This kind of emission superimposed to a fast random-like pattern of fingerings produces the peculiar "Suono Del Vento" (Wind Sound) first employed by the composer Fausto Romitelli in his "Seascape".
Les enregistrements ont été réalisés dans une chambre anéchoïque (studios de Relec SA, Yverdon-les-Bains, CH) avec deux microphones cardioïdes Schoeps Mk4 placés l’un tout près du labium et l’autre près du trou inférieur de l’instrument. Une interface MOTU 896 HD a convertit les signaux sur 24 bits à une fréquence de 44.100 kHz qui ont par la suite été mixés pour obtenir une séparation stéréophonique de 30%. Ainsi, les échantillons sonores sont disponibles d’une part comme fichiers stéréo en format PCM wav à 24 bit 44.100 kHz et d’autre part comme fichiers 320 Kb/s Mp3 normalisés à -1 dB.
A propos de la flûte Paetzold et de sa technique de jeu
La flûte Paetzold appartient à la famille des flûtes à bec - même si elle ressemble plus à un tuyau d’orgue carré qu’à une flûte - et partage avec toutes les flûtes à bec quelques particularités qui sont liées au rôle déterminant de la pression de l’air dans la production du son. En effet, la pression de l’air détermine à la fois l’intensité dynamique et la hauteur du son, ce qui signifie que toute variation de la dynamique affecte la hauteur et donc la justesse du son émis (ce qui, dans une certaine mesure, peut être corrigée par les doigtés). En règle générale, il n’y a qu’une pression et donc qu’un niveau dynamique permettant un son stable et juste. Aussi, le contrôle de la corrélation entre pression de l’air, dynamique et hauteur du son est une technique de première importance que tout joueur de flûte à bec ou de flûte à bec Paetzold doit acquérir.
Une augmentation du niveau dynamique fait monter la hauteur du son ; au-delà d’un certain niveau et surtout si l’attaque du son est courte, une harmonique apparaît et est audible au lieu de la note fondamentale. Il s’agit là d’une technique appelée overblowing ou overblow. La hauteur des harmoniques qui peuvent être obtenues dépend du doigté joué, donc de la note fondamentale ; un contrôle exact de la pression de l’air dans le canal permet de les sélectionner avec précision. Le nombre des harmoniques qu’il est possible de produire par overblowing varie selon le registre. Il est facile d’atteindre l’octave (VIII) de la fondamentale, la quinte au-dessus de l’octave (XII) et la double octave (XV). Un niveau dynamique plus élevé permet d’obtenir des harmoniques plus aiguës, mais dont la hauteur n’est pas clairement définie (clusters harmoniques). La pression maximale produit un son perçant qui n’a plus aucun lien avec le doigté et donc avec la fondamentale, mais qui dépend uniquement de la taille de l’instrument.
A l’opposé de ce qui se passe lors du overblowing, la pression de l’air peut être très basse, trop basse pour la production de vraies notes. Dans ce cas, des sons très doux et très stables, en général plus hauts que le son correspondant au doigté joué apparaissent, les subtones. Si la pression et donc la dynamique diminuent encore, des sifflements sont audibles, un froufrou très élevé dont la hauteur change continuellement et qui se mélange au bruit de la respiration. Un changement de doigté qui modifie la longueur la longueur de la colonne d’air permet de moduler ce son "parasite" extrêmement doux. Des mouvements de doigts très rapides et tout à fait aléatoires sur les clés produisent un effet sonore très particulier appelé "Suono Del Vento" (bruit du vent), employé la première fois par le compositeur Fausto Romitelli dans sa pièce "Seascape".